Mis à jour le 3 octobre 2026
En Wallonie, une maison se vend dans l'état, même avec une toiture usée, de l'humidité ou une électricité ancienne. Le vendeur doit fournir un certificat PEB. Si l'installation électrique date d'avant le 1er octobre 1981, il paie aussi une visite de contrôle, mais jamais les travaux. Signaler par écrit les défauts que vous connaissez vous protège d'un recours pour vice caché.
Toiture, humidité, électricité : une maison à rénover se vend telle quelle
Votre maison a peut-être une toiture qui laisse passer l'eau, une cave humide ou du salpêtre au bas des murs. S'y ajoutent parfois des châssis en simple vitrage, une chaudière en fin de course et une électricité d'origine. Or chacun de ces défauts se chiffre, et l'acheteur particulier le sait.
En vente classique, chaque visite tourne donc à l'inventaire des travaux. L'acheteur demande des devis, puis il négocie poste par poste ou se retire. Pour l'éviter, certains vendeurs refont la toiture avant de vendre, sans être sûrs de récupérer la dépense.
Nous achetons la maison dans l'état, et notre prix tient compte des travaux. Vous n'avez ni devis à demander, ni chantier à financer ou à attendre. La maison est encore meublée ? Vous pouvez aussi la vendre sans la vider. Les dégâts viennent d'une inondation ou d'un incendie ? Nous expliquons à part la vente d'une maison sinistrée.
Électricité ancienne : un contrôle à faire, pas des travaux
Quand vous vendez une habitation dont l'installation électrique est ancienne, vous devez la faire contrôler par un organisme agréé. Une installation est ancienne si elle date d'avant le 1er octobre 1981, sans modification importante depuis (SPF Économie, RGIE).
Une installation plus récente ne demande pas de nouvelle visite : vous remettez simplement son dossier à l'acheteur. En revanche, si ce dossier est perdu ou incomplet, une visite redevient nécessaire.
Le vendeur paie la visite, mais jamais les travaux. Un procès-verbal négatif ne bloque pas la vente : l'acheteur dispose de 18 mois après l'acte pour remettre l'installation en ordre. Quand c'est nous qui achetons, ces travaux nous reviennent.
Nous prenons en charge les documents obligatoires à la vente d'un bien, comme le certificat PEB et le procès-verbal de contrôle électrique. Le détail de chaque pièce figure sur notre page consacrée aux documents pour vendre sa maison en Wallonie.
PEB F ou G : vendre sans rénover d'abord
Le certificat PEB est obligatoire pour vendre une maison, et il doit exister avant la mise en vente. Sans lui, vous vous exposez à une amende administrative de 1 000 € (SPW Énergie). Si votre certificat a moins de 10 ans, il reste utilisable.
Depuis le 1er septembre 2026, tout nouveau certificat contient aussi un parcours indicatif de rénovation vers le label A. Pour une maison mal classée, l'acheteur particulier y lit une liste de travaux, qui pèse dans la discussion du prix.
Nous achetons votre maison avec son certificat actuel, même en classe F ou G. L'isolation, les châssis et le chauffage à refaire sont intégrés dans notre prix : vous n'en financez aucun.
Vente dans l'état et vices cachés : ce que vous devez dire
Le vendeur répond des défauts cachés qui rendent le bien impropre à son usage (article 1641 de l'ancien Code civil). Il en répond aussi quand ils réduisent l'usage au point que l'acheteur aurait payé moins. En revanche, il ne répond pas des défauts apparents, que l'acheteur a pu constater lui-même.
Le contrat peut écarter cette garantie des vices cachés, mais seulement pour ceux que le vendeur ignorait (article 1643). Le vendeur qui les connaissait s'expose à rendre le prix et à payer tous les dommages et intérêts (article 1645).
Pendant les négociations, la loi impose en outre un devoir d'information (article 5.16 du Code civil). Taire volontairement une information due peut constituer un dol, c'est-à-dire une tromperie qui permet d'annuler la vente (article 5.35).
En pratique, la règle est simple : dites ce que vous savez. Une fuite de toiture, une fissure ou une cave humide écrites dans le compromis ne sont plus des vices cachés.
Mérule et humidité : déclarer, puis vendre
Une maison touchée par la mérule ou l'humidité se vend, et la règle reste celle des vices cachés. Si vous savez qu'il y a de la mérule, dites-le par écrit.
Pour une maison louée ou destinée à la location, un point de plus compte. Les critères wallons de salubrité visent en effet la mérule et l'humidité (arrêté du 30 août 2007). Une contamination importante par la mérule fait échouer le critère de stabilité. Quant aux infiltrations et à l'humidité qui remonte dans les murs, elles constituent des manquements d'étanchéité.
Nous étudions aussi les maisons touchées par la mérule. Décrivez-nous ce que vous avez constaté, ou ce qu'un professionnel a relevé. Notre offre, faite après la visite, tiendra compte du traitement et des bois à remplacer.
Comment nous achetons une maison à rénover
- Votre demande. Remplissez le formulaire ou appelez le 0474/38.18.22. Nous vous rappelons sous 24 h pour parler des travaux que vous connaissez.
- Une seule visite. Nous voyons la maison telle qu'elle est, sans rangement ni préparation.
- Une offre ferme écrite dans les 48 h qui suivent la visite. Vous ne payez aucune commission, et l'offre est sans condition suspensive. Vous décidez ensuite du délai pour la passation des actes, et nous vous accompagnons jusqu'à l'acte.
Des travaux ont été faits sans permis ? C'est justement notre spécialité : découvrez comment se passe la vente d'une maison en infraction urbanistique.
Textes officiels cités
- SPF Économie : contrôle de l'installation électrique à la vente d'une habitation (livre 1 du RGIE)
- Portail Énergie de la Wallonie : le certificat PEB à la vente
- Ancien Code civil, articles 1641 à 1649 : vices cachés
- Code civil, livre 5, articles 5.16 et 5.35 : devoir d'information et dol
- Arrêté du Gouvernement wallon du 30 août 2007 : critères minimaux de salubrité